Terre de nature

La faune

Les ongulés

Le Parc national abrite aujourd'hui 6 espèces d'ongulés sur son territoire : chamois, bouquetin, mouflon, cerf, chevreuil et sanglier sont à l'heure actuelle bien représentés dans l'ensemble du massif. Cependant, tel n'a pas toujours été le cas, et le chamois et le sanglier sont les seuls à avoir toujours persisté dans les montagnes des Alpes du Sud. 

L'accroissement important de la densité d'ongulés sauvages ces dernières années a certainement favorisé le retour du loup dans la région. La prédation de ce grand canidé peut constituer un nouveau facteur limitant susceptible d'affecter la démographie de certaines populations proies tel que le mouflon. En effet, il apparaît que lorsque ses effectifs sont suffisamment élevés il est préférentiellement consommé par le loup. En revanche, lorsque sa densité diminue sous les effets combinés de la prédation et de l'enneigement, on constate que les loups reportent partiellement leur pression de prédation sur d'autres espèces, notamment le chamois.

Un chamois
Cervus elaphus/Cerf (photo: Cédric Robion)Capra ibex ibex/Bouquetin des AlpesRupicapra rupicapra/Chamois (photo: Cédric Robion)

Photo E. Evenot - 2009

Les rapaces

Parmi les 15 espèces de rapaces diurnes et nocturnes du Parc national, 3 espèces emblématiques et remarquables, soit par leur rôle écologique ou leur statut d'espèce protégée, font l'objet de suivis spécifiques et, dans le cas du gypaète barbu Gypaetus barbatus, d'une opération de réintroduction. 

Les rapaces, groupe d'espèces emblématiques et d'intérêt biologique, ont fait l'objet, dès la création du Parc national, de 3types de programmes ou projet en vue de leur sauvegarde, notamment en intégrant des problématiques de gestion. L'inventaire par milieux a permis d'établir la liste des espèces présentes (rapaces diurnes et nocturnes). L'aigle royal Aquila chrysaetos a fait l'objet d'un dénombrement des couples et actuellement d'un suivi de la reproduction. La répartition et le régime alimentaire du faucon pèlerin Falco peregrinus et du grand-duc d'Europe Bubo bubo ont été étudiés, avec pour cette dernière espèce une évaluation de la mortalité liée au réseau EDF. Le gypaète barbu, disparu des Alpes (dernier oiseau, tué en 1913 dans le Val d'Aoste) et autrefois présent dans les Alpes du sud, bénéficie d'un programme de réintroduction international, le Parc national ayant été retenu comme quatrième site de lâcher dès 1990 et la première opération de lâcher intervenant en 1993.



Aigle royalGypaète barbuBuse variable
Aquila chrysaetos/Aigle royalGypaetus barbatus/Gypaète barbuButeo buteo/Buse variable

La flore

Les orchidées du Parc national

Depuis 1989, la Société Française d'Orchidophilie est chargée par le ministère de l'Environnement de réaliser une cartographie des orchidées de France. Le Parc national du Mercantour s'est associé à cette démarche, et a initié un programme d'étude visant à évaluer la diversité, la répartition et l'abondance des orchidées sur son territoire. *

La diversité des espèces d'orchidées représentées dans le massif illustre la richesse de ce territoire, caractérisé à la fois par sa grande amplitude altitudinale et par sa situation privilégiée de carrefour d'influences bioclimatiques. La diversité des milieux du Mercantour permet ainsi d'y rencontrer aussi bien des espèces méditerranéennes (essentiellement des ophrys) que des espèces des pelouses alpines, telles l'orchis sureau (Dactylorhiza sambucina), l'orchis grenouille (Coeloglossum viride), l'orchis blanchâtre (Leucorchis albida), les nigritelles (Nigritella sp.) ou l'orchis nain des Alpes (Chamorchis alpina).

Sur les 63 espèces répertoriées sur le territoire du Parc national, 4 présentent une distribution particulière. Ainsi, l'ophrys bécasse (Ophrys scolopax Cavanilles), espèce méditerranéenne, est essentiellement rencontrée dans les formations herbacées des étages méditerranéen et collinéen de l'extrémité sud-est du Parc national. La néottie nid-d'oiseau (Neottia nidus-avis), espèce eurasiatique saprophyte et sans chlorophylle, est représentée dans tous les types de forêt des étages collinéen et montagnard de l'espace protégé. La nigritelle de Cornelia (Nigritella corneliana) est, quant à elle, endémique des alpes sud-occidentales. Elle peut être observée dans les pelouses alpines et subalpines de l'ensemble du Parc national. Enfin, l'orchis rouge sang (Dactylorhiza cruenta), espèce boréo-alpine en limite sud de son aire de répartition, est limitée aux zones humides des étages montagnard et subalpin de la partie nord-ouest du Parc national.


Ophrys bécaNigritelle de CorneliaOrchis grenouille
Ophrys scolopax/Ophrys bécasseNigritella corneliana/Nigritelle de CorneliaCoeloglossum viride/Orchis grenouille

Pour plus d'infos visitez le site du Parc national du Mercantour