Terre d'histoire

Le berceau du Ski des Alpes-Maritimes

Dès 1909, le Chevalier Victor de Cessole découvre les possibilités hivernales du site de Beuil. En 1910, le ski Club des Alpes-Maritimes inaugure son premier concours sportif, et la station organise des courses de vitesse, des courses de fond, des concours de saut et de style ou encore des concours de luge. Les sports de neige s’affirment à Beuil, la station se développe. Le 9 mars 1930, Beuil inaugure le tremplin des Launes. Les concurrents font des sauts de 30 à 50m. En 1931 et en 1932: les raids Chamonix-Beuil traversent les Alpes, en à peine plus de 10 jours, par des cols d'altitude. Le 21 février 1937 le record du tremplin olympique des Launes est porté à 58m. Aujourd'hui les pistes de ski de Beuil rejoignent celles de Valberg. Le domaine de Beuil/Valberg s’étend ainsi sur plus de 130 Km de pistes de ski alpin et nordique. 26 remontées mécaniques desservent 58 pistes de ski alpin et permettent un débit horaire de 21000 skieurs. Parallèlement Beuil concentre sur son territoire la pratique de toutes les activités de ski nordique sur le centre des Launes. Au programme : ski de fond, parcours d’orientation, randonnées à ski et en raquettes. Organisatrice des championnats d’Europe de saut en 1996, dotée d’une école de ski, la station organise chaque année le Grand Prix de ski de Beuil ainsi qu’un Carnaval des neiges.


Le Vallon des bergers, berceau du ski contemporain

Fondée à la fin des années 30, la station de ski de Valberg n’était auparavant qu’un “lieu d’alpage” (son nom vient d’ailleurs de “Valloun de Bergians” ou “vallon des bergers”), dénommé « le Quartier ». Par convention en date du 13 juillet 1944, le Baron Pierre Grimaldi de Beuil, concéda à la communauté de Péone, le territoire du Quartier, lieu de pacage estival des troupeaux. A la fin du XIXème et au tout début du XXème siècle et au toutème siècle, le Club Alpin français commença à fréquenter Le Quartier faisant découvrir à ses adhérents les plaisirs des sports d’hiver. En 1909, un autrichien créa une piste de Bobsleigh. En 1936, fut inauguré, sur les pentes du Sapet, le premier remonte-pente des Alpes-Maritimes. C’est le Docteur Agneli, maire de Guillaumes, le chef lieu, et conseiller général du Canton qui prend conscience entre 1931 et 1935 de l’intérêt que revêt le développement d’une station de sports d’hiver au Quartier pour une région de montagne au caractère très rural, sur le territoire de Péone, une des communes les plus pauvres du canton. Le nom de Valberg, choisi à la même époque, évoque naturellement l’alliance des vallées et de la montagne. La tout nouvelle station s’appuiera sur la fréquentation d’une clientèle élitiste.


La légende du Pont de la Mariée

Ce pont est l'un des endroits les plus saisissants des gorges rouges, surplombant le Var d'environ 80 mètres. Autrefois, il était emprunté par le petit chemin de fer qui reliait en deux heures Guillaumes à Pont de Gueydan. Au début du siècle dernier un fait divers créa la légende, dont la renommée est aujourd’hui mondiale. Un couple en voyage de noces alla visiter les gorges à la nuit tombante. L'homme revint affolé, déclarant que sa femme, trompée par l'obscurité, avait sauté du pont du tramway. L'enquête conclut à un accident. Avec le tourisme naissant, le pont du tramway, fut débaptisé, on l'appela le Pont de la mariée. La légende s’est au cours des décennies romancée pour expliquer que le pont doit son nom à une jeune femme qui, le soir de son mariage, s'est jetée par désespoir d'amour, parce qu'elle n'avait pu épouser l'homme qu'elle aimait. Aujourd'hui, ne s'élance encore régulièrement de ce pont… que les amateurs de saut à l'élastique.


La conquête des Aiguilles de Pelens

Victor de Cessole, grand explorateur des sommets des Alpes-Maritimes, réalisa le 16 août 1905, la première ascension des Aiguilles de Pelens dont «le hardi profil est visible de la plupart des bourgades de la Haute Vallée du Var » disaiton. Accompagné de guides chevronnés, il investit été comme hiver la montagne, sur les traces de ceux qui la connaissent bien, conquérant ainsi ce nouvel espace de liberté. Il participe par ses exploits à l’ouverture de la montagne et notamment du Mercantour, à l’homme de la ville et à l’apparition des nouveaux loisirs. Dans le hameau de Prapelet, une plaque commémorative apposée sur la maison où séjourna le chevalier Victor de Cessole, témoigne du passage de cet homme remarquable dans la commune de Saint-Martin d’Entraunes et fait date du centenaire de l’ascension des Aiguilles.