Paradis de la randonnée

Le Paradis de la randonnée

Le haut pays des Alpes-Maritimes

Il s'agit sans nul doute d'une des grandes destinations alpines françaises que l'Etat a d'ailleurs classée "Parc National" dès 1979 en reprenant le nom de l'ancienne réserve nationale de chasse créée en 1946 : le Mercantour.


C'est un espace attachant qu'on aimera parcourir au fil des vallées orientées Nord-Sud, arrosées par des rivières aux eaux pures qui maintiennent en maint endroit de véritables oasis de verdure même au plus chaud de l'été.

Alors, au départ des villages traditionnels comme depuis les stations de ski en manteau estival, combien de courses matinales sur les arêtes, combien de randonnées plus paisibles sur les cols ou autour des lacs attendent le visiteur !

On pourra dire que sans atteindre à la splendeur des paysages glaciaires des très hauts massifs, le Mercantour possède un atout majeur grâce à l'extrême diversité de ses paysages qui déroulent leurs mille facettes au fil des vallées : grandes étendues du haut Var, pélites rouges du Cians, rares sont les régions pouvant offrir un tel cocktail à quelques encablures de distance.

Le paradis de la Rando s'efforce de présenter une sélection de parcours à l'intérieur de ces différents sites pour en appréhender au mieux l'incroyable diversité, mais il appartiendra bien sûr à chacun d'inventer de nouveaux itinéraires sillonnant vallons, cols et crêtes.

Réf: Rando pédestre
Lien: www.randoxygene.org

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Boucle de la Barlatte Au départ de Châteauneuf-d'Entraunes (1300 m).

"Haute Vallée du Var" TOP 25 n° 3540 ET 1:25.000e

Caractéristiques
Châteauneuf- d'Entraunes
102 km de la côte.
Alt. au dép. 1300 m
Montée +300 m
Descente -300 m
Durée 03h00
Difficultée Facile
Période conseillée
Avril à Novembre.

Promenade insolite le long de l'ancien canal qui alimentait, voici une cinquantaine d'années encore, le village de Châteauneuf-d'Entraunes et les nombreuses campagnes environnantes. On saisira l'importance de cet ouvrage en se souvenant que Châteauneuf comptait au début du XIXe siècle quelque 300 habitants vivant en autarcie complète. La prise d'eau du canal, but de l'excursion, est constituée d'un spectaculaire barrage fait de troncs d'arbres ajustés entre les parois rocheuses des gorges de Saucha Négra. Défiant le temps, ce barrage sut résister aux terribles crues de la Barlatte, attestant du savoir-faire des générations passées. En aval, dans le lit du torrent, une ancienne digue de protection du canal est encore visible et laisse rêveur quant à la façon dont les énormes blocs de pierre ont jadis pu être agencés par la main de l'homme.

Itinéraire:
De la chapelle Saint-Antoine (1 274 m -b.191), légèrement au Nord du village de Châteauneuf, descendre par un bon chemin entre des haies de feuillus en direction du torrent de la Barlatte (b.192, 193).

Bifurquer à gauche à la balise 193 et s'élever légèrement pour atteindre un ravin de marnes noires; le sentier qui le traverse est parfois érodé et une main-courante facilite le passage.

Une dernière descente en forêt conduit au moulin de la Barlatte (1 080 m); après la visite du bâtiment et de ses différents rouages (turbine en bois, meules, godets, blutoir à tamis, coffre à farine ...), s'élever parmi les pins sylvestres du bois de Roumégier grâce à un sentier en lacets qui aboutit au canal (b.196, 197).

Un aller-retour à flanc le long du canal permet de gagner en 1,5 km les gorges de Saucha Négra et la prise d'eau sur la Barlatte.

Attention ! Quelques passages vertigineux, malgré l'assise assez large du sentier, imposent une grande vigilance, particulièrement en présence d'enfants.

Revenu à la balise 197, poursuivre l'ascension dans le bois de Roumégier pour atteindre rapidement la piste des Tourres (b.198) qu'on suit en descente jusqu'au village à travers une zone de marnes noires.

Hameaux de Sauze Au départ de Sauze (1300 m).

"Haute Vallée du Var" TOP 25 n° 3540 ET 1:25.000e

Caractéristiques
Guillaumes
98 km de la côte.
Alt. au dép. 1300 m
Montée +330 m
Descente -330 m
Durée 03h30
Difficultée Facile
Période conseillée
Avril à Novembre.

Circuit d'ambiance destiné à faire découvrir au visiteur la vie agricole d'une montagne toujours habitée et entretenue, îlot surprenant dans le contexte général de désertification du haut-pays. Disséminées sur une série de plateaux ensoleillés et fertiles, les campagnes de Sauze sont favorables à une production céréalière qui valut jadis à ce village le surnom de "grenier à blé" de la haute vallée du Var. Les hameaux qu'on côtoie ou traverse successivement lors de cette randonnée sont les Moulins, les Selves, Villetalle Haute et Basse. Reflet d'une existence autarcique, les maisons s'y construisaient entièrement avec les matériaux locaux : pierres, mortier de plâtre issu du gypse, poutres et bardage de mélèze. On y trouve au rez-de-chaussée étable et cave, au premier la salle commune, puis au-dessus les chambres sobrement desservies par un escalier rustique, enfin le grenier ouvert aux rayons solaires.

Itinéraire:
De la place du village de Sauze (1 300 m - b.81), passer devant la fontaine pour trouver l'itinéraire (b.82) qui descend derrière la dernière maison.

Environ 100 m après, une bifurcation (b.83) marque le départ du chemin qui monte à travers bois jusqu'au plateau de la Lare.

Couper celui-ci transversalement avant de descendre dans une large dépression herbeuse jusqu'au départ du ravin de la Lare.

Après un brusque changement de direction (Nord), à la cote 1 528 m, longer le ravin tantôt par le fond, tantôt en rive gauche jusqu'au passage "obligé" sur une large crête.

De là, descendre en forêt face au hameau des Moulins et à la chapelle de Chana Pastoun sur le chemin des Selves (1 438 m -b.84) qu'on suit facilement jusqu'au hameau (1 340 m - b.85).

Continuer sur la route panoramique jusqu'à l'amorce du sentier de Villetalle Basse (1 280 m - b.86); traverser le hameau et monter jusqu'à la balise 87.

Rejoindre le ravin de la Roche d'Arié, couper la route (b.94) et s'élever dans les marnes noires jusqu'à un collet (1 390 m).

Une courte descente ramène alors à Sauze.

Gorges de Daluis Au départ de Guillaumes, pont routier de Cante (771 m)

"Haute Vallée du Var" TOP 25 n° 3540 ET 1:25.000e

Caractéristiques
Guillaumes
87 km de la côte.
Alt. au dép. 771 m
Montée +500 m
Descente -500 m
Durée 03h30
Difficultée Moyenne
Période conseillée
Avril à Novembre.

En "balcon" à l'aller et "orchestre" au retour, ce circuit minéral offre en permanence le saisissant spectacle des gorges de Daluis et de leurs parois de pélites rouges remontant à la fin de l'ère primaire (permien). En point d'orgue, le belvédère vertigineux aménagé en 1989 au c1/2ur du canyon permet de voir s'écouler, 270 m en contrebas, les eaux du Var. A signaler également les ouvertures de très anciennes galeries minières qui entaillent les falaises de la rive gauche, témoignage de l'exploitation du minerai de cuivre. Autre agrément de ce parcours : les bosquets de sumacs, dont les feuilles étaient jadis utilisées pour fabriquer la teinture domestique, jalonnent le paysage automnal de leurs chauds coloris rouge-orangés.

Itinéraire:
Du pont de Cante (771 m - b.10), environ 4,5 km en aval de Guillaumes, suivre l'itinéraire valléen qui se fraie un chemin à travers les pins et les buis.

Au passage d'une crête (b.9), bifurquer vers le hameau de la Saussette qu'on atteint parmi chênes et garrigues.

Frôler un virage en épingle de la route de Villeplane et rejoindre une ancienne ferme sur le plateau de la Saussette (b.77), puis la petite chapelle Saint-Jacques (b.69).

Le chemin redescend alors, passe sous un petit pont (b.68, 67) et va rattraper dans un travers dénudé ou boisé selon les zones le sentier valléen juste en amont du pont routier de Berthéou (b.6).

Remonter parmi les dalles rouges datant du Permien vers le point de vue des gorges de Daluis (b.7a).

Après avoir effectué un aller-retour à cet extraordinaire belvédère, continuer à flanc jusqu'à la balise 7, puis descendre 300 m sur la route de Villeplane (b.8) pour retrouver le tracé-aller à la balise 9.

Circuit des Lacs Au départ du col de la Cayolle (2326 m)

"Haute Vallée du Var" TOP 25 n° 3540 ET 1:25.000e

Caractéristiques
Estenc
124 km de la côte.
Alt. au dép. 2326 m
Montée +500 m
Descente -500 m
Durée 03h00
Difficultée Moyenne
Période conseillée
Juillet à Octobre.

Du col de Tende à l'Est au col d'Allos à l'Ouest, le Parc National du Mercantour abrite plus d'une centaine de lacs d'altitude, des plus connus aux plus secrets. Les lacs des Garrets, de la Petite Cayolle ou du Lausson ponctuent de leur bleu-azur cet itinéraire d'altitude cheminant entre Var, Verdon et Ubaye avec en point de mire l'immense étendue du lac d'Allos (65 hectares), niché dans son écrin de pelouse. Une kyrielle de fleurs éclatantes agrémente ce parcours panoramique : touffes de myosotis bleus, bouquets de renoncules des glaciers, pulsatilles des Alpes, silènes ou gentianes, de nombreuses plantes endémiques égaient l'ambiance minérale des environs. De rares orchidées, l'orchis militaire et l'orchis grenouille survivent ici, se rangeant parmi les 40 espèces d'orchidées sauvages du Val d'Entraunes (sur 75 répertoriées dans les Alpes-Maritimes).

Itinéraire:
Du parking du col de la Cayolle (b.300), monter rapidement par la route jusqu'au col géographique (2 326 m) et prendre la direction du Pas du Lausson en légère descente vers le Sud (b.301).

Après un ravin soutenu par des gabions, le sentier monte en douceur à la lisière supérieure du bois.

Laisser à gauche (b.294) le sentier d'Estenc et après avoir parcouru trois larges combes, rejoindre en quelques lacets le Pas du Lausson (2 602 m - b.296).

En s'écartant du sentier de 150 m vers l'Ouest, panorama exceptionnel sur le lac d'Allos.

Remonter la crête (plein Nord) en suivant les cairns (tas de pierres) pour découvrir le lac des Garrets, puis continuer vers le col de la Petite Cayolle par un sentier dominant le lac homonyme (2 639 m - b.297).

Plonger dans l'éboulis du versant Nord (attention, présence fréquente d'un névé au début de l'été) pour rejoindre un vaste plateau verdoyant parsemé de ruisseaux sinueux et après un petit lac et une riche tourbière, retrouver le parking du col de la Cayolle.

Boucle de Pelens Au départ de Saint-Martin-d'Entraunes (1050 m)

"Haute Vallée du Var" TOP 25 n° 3540 ET 1:25.000e

Caractéristiques
Saint- Martin- d'Entraunes
103 km de la côte.
Alt. au dép. 1050 m
Montée +570 m
Descente -570 m
Durée 04h00
Difficultée Moyenne
Période conseillée
Mai à Octobre.

En 1872 fut instauré dans les hautes vallées un service postal régulier : le facteur empruntait ainsi quotidiennement cet itinéraire reliant hameaux et chapelles au-dessus de Saint-Martin-d'Entraunes. On y admirera à la belle saison les fleurs de lavande, de camomille ou les élégantes orchidées (orchis globuleux, orchis à feuilles larges ...). Point d'orgue de cette randonnée, dominée par les aiguilles de Pelens, la chapelle Saint-Barnabé (1 630 m) fut jadis édifiée sur l'ancien chemin reliant Colmars au Val d'Entraunes : elle attire rituellement début juin un "romérage" (rassemblement religieux) avec montée en procession depuis Saint-Martin, bénédiction des campagnes et distribution du pain béni.

Itinéraire:
De l'église Saint-Martin (b.230), bâtiment de style roman provençal à l'intérieur richement décoré, remonter tantôt sur route, tantôt sur sentier à travers de riches campagnes jusqu'au hameau du Villard (b.231, 232).

Prendre le chemin qui lui fait suite (Nord) pour franchir bientôt les barres rocheuses de Bramus et, par une grande traversée ascendante dans la forêt de Bramus (b.239, 238), gagner l'auberge des Aiguilles, à Val Pelens.

Depuis l'auberge, atteindre la chapelle Saint-Barnabé par une petite route, puis une piste dans un mélézin clairsemé via la balise 237.

Redescendre ensuite sur la route D.78 par une crête panoramique (b.236) et rejoindre rapidement la chapelle Saint-Jean (b.235) en coupant deux lacets.

Un bon sentier ombragé descend vers Saint-Martin en coupant à nouveau la route plusieurs fois (b.234, 233, 229, 228, 227).

Une brève remontée permet de regagner le village.

Circuit d'Amen Au départ de Guillaumes, pont des Roberts (767 m)

"Haute Vallée du Var" TOP 25 n° 3540 ET 1:25.000e

Caractéristiques
Guillaumes
89 km de la côte.
Alt. au dép. 767 m
Montée +600 m
Descente -600 m
Durée 04h30
Difficultée Moyenne
Période conseillée
Avril à Novembre.

Lieu de vertige surplombant les ravins de "terres rouges", Amen (prononcer "Amé") est probablement l'un des derniers hameaux des Alpes non desservi par une route à l'orée de l'an 2000. Cela même en fait un objectif touristique majeur de la haute vallée du Var : on y revivra l'histoire des anciens mineurs et des orpailleurs à la recherche du trésor perdu d'Amen. De l'histoire de ces bâtisseurs téméraires, il ne reste qu'une légende dont les mots sont de pierres, dressées nostalgiquement vers l'azur. Après avoir visité Amen, son école communale ruinée aux bancs renversés, sa source tarie, sa chapelle Notre-Dame-des-Neiges pillée, ses habitations délaissées définitivement depuis la Seconde Guerre mondiale, on ne pourra qu'être interpellé par l'existence autarcique qu'y menèrent des générations de mineurs-paysans.

Itinéraire:
Du pont des Roberts (767 m - b.111), remonter vers le Sud l'antique voie muletière datant des Romains qui fut très longtemps la principale communication désenclavant Guillaumes et le Val d'Entraunes pour rejoindre Puget-Théniers via le col de Roua.

Quitter la voie romaine à l'intersection du sentier d'Amen (b.112) et grimper jusqu'au hameau (1350 m) à travers un paysage aride (b.113, 114).

Après un pèlerinage dans un passé encore récent, redescendre vers les anciens potagers disparus sous la végétation et rejoindre le large chemin du col de Roua, à l'entrée de la clue d'Amen (b.115).

Un crochet vers les vasques rocheuses polies par les eaux permettra en été une agréable baignade après cette descente au soleil.

Suivre enfin vers le Nord-Ouest l'admirable sentier en corniche qui domine la clue pour retrouver (b.112) le chemin suivi à la montée jusqu'au pont des Roberts.

Circuit Enaux-Sussis Au départ de Villeneuve-d'Entraunes (950 m)

"Haute Vallée du Var" TOP 25 n° 3540 ET 1:25.000e

Caractéristiques
Villeneuve- d'Entraunes
99 km de la côte.
Alt. au dép. 950 m
Montée +650 m
Descente -650 m
Durée 05h00
Difficultée Sportive
Période conseillée
Mai à Octobre.

Cette randonnée en ubac, fraîche et ombragée, permet la découverte des ravissants sites d'Enaux et Sussis dont les plateaux agricoles au paysage humanisé contrastent avec l'austère apparence des aiguilles de Pelens en toile de fond. On y admirera quelques maisons typiques au style alpin dont les toitures à croupe présentent une large avancée sur la façade Sud pour protéger le "souleiare" ou "galetas", grenier ouvert. On rapporte que cette architecture typique du Val d'Entraunes a été introduite par les "tyroulets", travailleurs saisonniers venus de régions pauvres et peuplées. Il est à noter que ce style de bâtisse, très répandu plus haut dans les Alpes, ne se rencontre dans les Alpes-Maritimes que dans la haute vallée du Var.

Itinéraire:

De la sortie Nord de Villeneuve-d'Entraunes, prendre la route d'Enaux sur 800 m environ jusqu'à l'amorce de l'ancien chemin d'Enaux (b.176).

S'élever en forêt jusqu'à la route (b.175), prendre celle-ci sur 200 m et continuer (b.174) au-dessus des gorges du Riou d'Enaux.

On parvient bientôt au sommet du câble désaffecté destiné jadis au transport du lait (b.173).

Suivre la route jusqu'à l'entrée d'Enaux (b.172) et prendre à droite une piste qui s'élève très progressivement (b.178).

Cheminer d'abord de niveau, puis en légère descente en direction de Sussis qu'on atteint parmi cytises, sapins et mélèzes après avoir dépassé le petit hameau ruiné de la Tardéa (b.179) et franchi le malcommode ravin de Trinquier.

Une ultime remontée conduit au hameau des Vallières (b.180) d'où l'on rejoint rapidement Sussis par une petite route rectiligne bordée de prés et d'arbres fruitiers (b.181).

Un agréable sentier forestier redescend sur les Philippons (b.23), en rive droite du ravin du Mounard.

Couper une route et suivre le sentier valléen en bordure du Var jusqu'à Villeneuve.

Col de la Boucharde Au départ d'Estenc (1780 m)

"Haute Vallée du Var" TOP 25 n° 3540 ET 1:25.000e

Caractéristiques
Estenc
117 km de la côte.
Alt. au dép. 1780 m
Montée +870 m
Descente -870 m
Durée 05h30
Difficultée Sportive
Période conseillée
Juillet à Octobre.

Itinéraire d'une grande variété depuis les doux horizons boisés de Sanguinière jusqu'aux versants calcaires tourmentés du massif Pelat-Cimet. Au retour, large aperçu depuis le col de la Cayolle sur Estenc, le Val d'Entraunes et la percée du Var, avec sur la gauche le synclinal perché de Roche Grande. Bien que bloqué par la neige de novembre à mai, le col de la Cayolle représente l'un des plus célèbres passages de la route des Grandes Alpes. On y retrouvera au cours de ce périple le sens étymologique du terme "Cayolle" ("abri rustique"), les alpages accueillant toujours en estive les troupeaux d'ovins ou de génisses et vaches taries. Chaque col, avec son atmosphère particulière, recèle des légendes colorées : ici, les "gendolies" ("gens de mauvaise réputation") rançonnaient autrefois les malheureux égarés et c'est ainsi que les habitants d'Estenc furent affublés de ce sobriquet peu flatteur.

Itineraire:
De la porte du Parc (1 870 m - b.284), suivre le chemin qui coupe bientôt un lacet de la route (b.285, 286) avant de s'engager dans la forêt.

On frôle alors le torrent de Sanguinière pour parvenir aux cabanes forestières (2 049 m), siège du campement des ouvriers durant les plantations des années 1900-1914.

Après la seconde cabane, s'élever de quelques mètres jusqu'à la balise 287 et prendre le sentier de gauche pour grimper dans le mélézin jusqu'à la balise 290.

Traverser à flanc (Nord) pour se rapprocher du vallon de la Boucharde, puis s'élever par un bon sentier au milieu des pelouses jusqu'au col homonyme (2 539 m - b.291).

Après un replat d'une centaine de mètres, le sentier plonge versant Ubaye jusqu'au torrent du Bachelard qu'on traverse sur un pont pour atteindre la route Cayolle-Bayasse.

Rejoindre vers l'amont par la route (500 m) le départ du sentier indiquant la direction du refuge de la Cayolle (ouvert en période estivale).

On quitte presque aussitôt le GR56 pour garder à gauche la direction "Cayolle"; gagner le col routier (2 236 m - b.300) et descendre par un bon sentier en balcon (b.301, 294) avant la plongée dans le bois des Garrets (b.293, 292), jusqu'au point de départ matinal.

Cime de l'Aspre Au départ de Châteauneuf-d'Entraunes, hameau des Tourres (1650 m)

"Haute Vallée du Var" TOP 25 n° 3540 ET 1:25.000e

Caractéristiques
Châteauneuf- d'Entraunes
109 km de la côte.
Alt. au dép. 1650 m
Montée +800 m
Descente -800 m
Durée 05h00AR
Difficultée Alpine
Période conseillée
Juillet à Octobre.

"L'Aspre" mérite bien son nom, car rien ne pousse sur cette cime austère battue par les vents... si ce n'est les vestiges d'un ancien observatoire, preuve de la pureté du ciel. Cet édifice aurait servi de test en vue d'une construction plus importante, mais le site de Saint-Michel de l'Observatoire dans les Alpes-de-Haute-Provence lui aurait en définitive été préféré; l'ensemble de ces installations est aujourd'hui abandonné. On notera la qualité de réfection des maisons des Tourres, ce hameau moyenâgeux aujourd'hui habité seulement à la belle saison : toits en bardeaux de mélèze, murs de pierre discrètement confortés ont gardé au site son caractère originel et sa beauté farouche. Seule l'admirable chapelle Saint-Jean, à l'entrée du hameau, semble témoigner du déclin inexorable des édifices oubliés par l'homme.

Itinéraire:
De l'entrée des Tourres (1 650 m -b.207), suivre le tracé du GR52A balisé en blanc et rouge jusqu'aux plus hautes maisons du hameau (b.206) et poursuivre jusqu'à la dernière habitation restaurée (b.205).

Quitter ici le GR au profit d'une piste (Sud) qui s'éloigne du vallon de la Barlatte et mène à la cabane pastorale de Trotte (b.204, 209), à la cote 2 000 m.

A travers d'agréables alpages vallonnés, rejoindre par une trace ascendante la crête dénudée du Pas de Trotte (2 133 m - b.210).

Redescendre quelques mètres à droite vers le Pas lui-même, puis gravir hors-sentier la crête sommitale plein Nord défendue par un dernier ressaut plus pentu qui mène à la cime de l'Aspre (2 471 m).

Retour par le même itinéraire.

Tête de la Boulière Au départ d'Estenc (1780 m)

"Haute Vallée du Var" TOP 25 n° 3540 ET 1:25.000e

Caractéristiques
Estenc
117 km de la côte.
Alt. au dép. 1780 m
Montée +930 m
Descente -930 m
Durée 05h00AR
Difficultée Alpine
Période conseillée
Juillet à Octobre

Liaison historique d'Entraunes à Saint-Dalmas-le-Selvage, le col de Gialorgues, large et placide dépression, permit de tout temps une communication estivale aisée entre le haut Var et la haute Tinée. Au XVIII e siècle, époque d'intense utilisation agricole de la montagne, la production locale de bois, matériau alors essentiel, ne suffisait plus aux habitants d'Estenc. Aussi, ceux-ci étaient obligés d'aller chercher du combustible à Saint-Dalmas-le-Selvage via le col de Gialorgues en échange de droits de pâturage pour les troupeaux de brebis. Aujourd'hui, règne dans le vallon de l'Estrop une farouche âpreté, exacerbée par les sommets environnants guettant le moindre passage susceptible de troubler un monde inanimé : tête de Gorgias, Roche Grande, sommet de Gialorgues, cime de pal, tête de la Boulière...

Itinéraire:
 Du plateau d'Estenc (1 780 m - b.40), franchir le Var sur un pont et suivre vers le Sud-Est la petite route de desserte des chalets disséminés parmi les mélèzes et les feuillus.

Poursuivre par le chemin muletier de l'Estrop qui franchit le Pas homonyme grâce à un long lacet dans un pierrier raide (b.283, 275).

Vers 2 100 m, on parvient à un premier replat sous les barres de Roche Grande avant d'entrer dans le curieux cirque de l'Entonnoir, dépression où s'engloutit la cascade de l'Estrop.

Un petit raidillon suit, qui mène à l'immense faux-plat de l'Estrop où s'abrite une cabane d'alpage située au pied de la pointe du Génépi.

De loin en loin, d'imposants cairns donnent l'axe de la progression, très aisée jusqu'au col de Gialorgues (2 519 m - b.279), passage caractéristique entre Var et Tinée avec sa série de casemates militaires désaffectées.

Prendre à droite un ancien sentier militaire pour monter jusqu'à la baisse de la Boulière (2 629 m - b.280); s'élever sur la droite (Sud) par une large pente caillouteuse pour atteindre le sommet panoramique de la tête de la Boulière (2 708 m).

Retour par le même itinéraire.

Mont-Saint-Honorat Au départ de Daluis, hameau de la Pinée (1413 m)

"Haute Vallée du Var" TOP 25 n° 3540 ET 1:25.000e

Caractéristiques
Daluis
88 km de la côte.
Alt. au dép. 1413 m
Montée +1100 m
Descente -1100 m
Durée 06h00AR
Difficultée Alpine
Période conseillée
Juillet à Octobre.

Territoire estival privilégié des troupeaux d'ovins venus de Provence, le mont Saint-Honorat, véritable citadelle naturelle, domine de ses 2 520 m la haute vallée du Var dont les eaux s'engouffrent dans les profondes gorges de Daluis, un peu en aval de Guillaumes. Ses versants presque totalement déboisés permettent une lecture limpide du relief très caractéristique que couronnent les célèbres grès d'Annot. A l'époque de leurs dépôts, la collision des plaques africaine et européenne entraîne la surrection des Alpes : pas étonnant que dans la foulée, nos grès rosés ou ocres se retrouvent propulsés ici au-dessus des calcaires nummulitiques. A noter que cette roche siliceuse favorise la flore silicole dont fait partie, entre autres, le célèbre génépi.

Itinéraire:
 Du hameau de la Pinée (1 413 m - b.54), s'élever plein Nord par un sentier bordé d'une haie de buis pour atteindre rapidement la balise 55.

Continuer la montée dans un vallon, puis en sortir sur la gauche pour arriver aux bergeries des Collets.

A partir de là, le sentier traverse des pâturages privés, le passage étant toléré gracieusement par le berger; la plus grande discrétion est donc recommandée (contourner les troupeaux sans bruit, tenir éventuellement son chien en laisse).

Le sentier serpente en de larges lacets et atteint un premier replat, puis longe les vestiges d'un parc à moutons.

A un petit collet défendu par un ressaut raide (b.64) succède la large crête de Corpatas : bifurquer à gauche (Ouest), dépasser la cabane de Daluis (2 083 m - b.65) et parvenir à un replat au pied d'une zone rocheuse constituée d'énormes blocs.

La troisième pointe au Nord concrétise le sommet (2 520 m) qu'on gagne par une traversée ascendante dans ces éboulis impressionnants.

Retour par le même itinéraire.

Tour du Chastellan Au départ de Valberg (1680 m)

"Haut Cians" TOP 25 n° 3640 OT 1:25.000e

Caractéristiques
 
Valberg
78 km de la côte.
Alt. au dép. 1680 m
Montée +170 m
Descente -170 m
Durée 02h30
Difficultée Facile
Période conseillée
Mai à Novembre

Agréable randonnée à proximité de la station valbergane dans le frais mélézin et les bosquets de cytises dominant le vallon d'Aygue Blanche. Associé au mélèze, le cytise égaie en début d'été de son inflorescence jaune vif ce parcours en sous-bois autour du Chastellan. Le bois de cytise, souple et robuste, a de tout temps été utilisé par les bergers pour confectionner les colliers supportant les sonnailles des brebis et par les paysans pour fabriquer les manches d'outils. Au début du circuit, non loin du bâtiment de la DDE, se trouvent cadastrés le lieu-dit "le Quartier" et plus loin, ceux de "la Colle" et de "Roya Haute". Ces trois hameaux auraient été donnés par le comte de Beuil aux gens de Péone : la légende rapporte que des Beuillois enlevèrent le fils du comte et qu'ils s'apprêtaient à le noyer dans un des puits du "Quartier" quand survinrent des Péonins qui s'interposèrent à coups de fourches et de gourdins.

Itinéraire:
Depuis la maison Valbergane (1 680 m), suivre vers l'Est la rue du mont Mounier jusqu'à un petit abreuvoir (b.1).

S'élever alors à travers des maisons à l'architecture traditionnelle jusqu'à un plateau (b.2) où sont implantés les bâtiments de la DDE.

Contourner ceux-ci par la gauche pour trouver la balise 3, puis suivre la route goudronnée menant au col de l'Espaul.

A la balise 4, quitter la route et monter légèrement pour gagner le large col des Huerris (1 765 m -b.5); le sentier s'enfonce vers l'Ouest dans une forêt de mélèzes et de cytises.

Après un magnifique cheminement en sous-bois, on parvient à la balise 83, carrefour avec le sentier de grande randonnée GR52A, balisé blanc et rouge.

Changer alors complètement de direction pour revenir par ce dernier sur la station de Valberg (Sud), en restant en contre-haut de la route D.29.

Passer aux balises 82 et 81 où se termine le sentier.

La route goudronnée mène rapidement sur la place de Valberg.

Tête du Garnier Au départ de Beuil (1450 m)

"Haut Cians" TOP 25 n° 3640 OT 1:25.000e

Caractéristiques
Beuil
72 km de la côte.
Alt. au dép. 1450 m
Montée +490 m
Descente -490 m
Durée 04h00
Difficultée Moyenne
Période conseillée
Mai à Novembre.

Ce circuit de proximité rassemble tous les poncifs du haut Cians : de petits sentiers douillets se faufilent à travers de vastes forêts de mélèzes, des vallons tranquilles mènent à des cols panoramiques et dégagés... et la modestie de la dénivelée n'entame ni le moral des randonneurs, ni leurs mollets ! Mais ne vous attendez pas à plonger dans les eaux pures du lac de Beuil, partiellement asséché à la fin du XIXe siècle ! Pour résoudre les problèmes d'eau de Beuil, un projet de captage du lac vit le jour. Le député Bischoffsheim débloqua des fonds et les travaux furent entamés; hélas, le tunnel s'effondra et les eaux du lac se déversèrent pendant trois jours ! Il ne s'est plus jamais rempli, mais on peut encore déceler le niveau qu'il atteignait jadis. Au fond du lac, de vieux troncs fossilisés conservés dans la tourbe ont été retrouvés : ils témoignent des vastes forêts ayant occupé ces lieux et comportant des sujets de 40 m de haut pour 5 à 6 m de circonférence !
De l'entrée du village de Beuil (1 442 m - b.31), s'élever par un sentier jusqu'au hameau du Clot.

Peu après, au niveau d'un abreuvoir (b.39), continuer tout droit et, par un cheminement agréable en direction du Nord, franchir plusieurs vallons pour atteindre un nouvel abreuvoir (b.38).

Prendre à gauche une piste forestière et rester de niveau jusqu'au col de l'Espaul (1 748 m - b.7), important carrefour de sentiers.

L'itinéraire utilise ensuite le petit sentier qui mène vers le Sud au lac de Beuil (1 739 m - b.37), lieu propice pour un pique-nique à l'ombre des mélèzes.

Du lac, remonter vers le Nord par des éboulis, puis en forêt pour atteindre le sommet de la tête du Garnier (1 906 m).

Regagner le lac et descendre vers les Launes en prenant le sentier de l'Issart (b.34a), mamelon d'où part une route en lacets qui mène au village (b.34, 33, 32).

Suivre le tracé du GR52A (balisé en blanc et rouge) vers l'Est jusqu'à Beuil.

Circuit de Septenne Au départ de Péone (1160 m)

"Haut Cians" TOP 25 n° 3640 OT 1:25.000e

Caractéristiques
 
Péone-Valberg
97 km de la côte.
Alt. au dép. 1160 m
Montée +600 m
Descente -600 m
Durée 04h30
Difficultée Moyenne
Période conseillée
Mai à Novembre.

Marche paisible d'une journée avec possibilité de pique-nique près de la plus haute grange (la Sagne) d'où la vue sur la vallée est de toute beauté. La nature a voulu créer ici une composition dans la tonalité des gris, des ténébreuses barres du Démant aux marnes sombres de la cime Nègre. Dans cet amphithéâtre grandiose, les tâches vertes des nombreux alpages ainsi que les hameaux de granges humanisent le paysage qui évoque un passé agropastoral intense. A noter, aux abords du dernier hameau traversé, Saint-Pierre, l'exploitation d'une mine de plomb, remontant d'après la légende à la colonisation romaine, l'empereur Pertinax (fin du II e siècle) étant, paraît-il, originaire de Péone. Des déblais ocres et les ruines des anciens puits sont encore visibles à proximité de la piste, mais des mille mètres de galeries creusées, il ne reste qu'un petit boyau. Sur la rive droite de l'Aygue Blanche était établie une fonderie; le gîte (gisement de minerai) fonctionna de 1860 à 1908, par intermittence, et occupa 50 ouvriers.
De la sortie amont du village (1 172 m - b.86), part juste derrière l'auberge la petite route de la Gombe (b.87).

Cheminer quelques minutes sur la route avant de trouver des raccourcis (b.87a) qui permettent de la couper pour parvenir agréablement au hameau de la Gombe (1 500 m - b.88).

Suivre le large chemin muletier qui s'élève au-dessus des dernières granges pour entamer ensuite par un sentier plus étroit une série de lacets en direction de l'Est.

Parvenu à la balise 89, prendre à droite (Sud) la trace horizontale qui passe à la grange supérieure de la Sagne (1 800 m).

Commencer la descente, d'abord très douce, vers la piste de Septenne en contournant les clôtures électriques servant au pacage des bêtes, pour trouver rapidement les premières maisons de Septenne (b.90).

Le sentier part sur la droite et descend à travers mélèzes, pins et noisetiers, jusqu'au dernier hameau (Saint-Pierre) où résiste une vieille chapelle.

Puis on passe aux abords des anciennes mines de Péone (1 351 m - b.91); la piste du vallon d'Aygue Blanche mène facilement à la route Péone-Valberg (b.85) qu'on suit jusqu'au village.


Corniches du Cians Au départ de Beuil, route du Cians (1288 m)

"Haut Cians" TOP 25 n° 3640 OT 1:25.000e

Caractéristiques
Beuil
68 km de la côte.
Alt. au dép. 1288 m
Montée +920 m
Descente -920 m
Durée 07h00
Difficultée Sportive
Période conseillée
Juillet à Octobre.

Voilà une randonnée originale qui se déroule dans le farouche paysage des gorges du Cians. Réservée aux marcheurs bien équipés et entraînés, elle permet une découverte exhaustive du célèbre canyon, desservi par une route depuis 1893. Le Cians, petit torrent alpin tantôt à sec, tantôt impétueux lors de la fonte des neiges, se jette dans le Var en amont de Touët-sur-Var après s'être frayé 23 km d'un parcours acrobatique, se faufilant dans la roche rouge à travers des clues profondes et étroites. Tout au long du parcours, on aura le privilège de réviser ses connaissances topographiques sur la région : on remarquera notamment le contraste géologique entre le socle cristallin du Barrot, reconnaissable à ses terres rouges (pélites composées de sédiments volcaniques et de boues lacustres à la fin du primaire) et le site de Beuil, assis sur des séries sédimentaires de marnes et de calcaires déposées sur le socle à l'ère secondaire.

Itinéraire:
Du lieu-dit "Pré de Chaudi" (1 288 m - b.67), traverser le Cians à gué pour rejoindre une petite piste en rive gauche.

Remonter jusqu'à la balise 72, puis utiliser le sentier de la Pinéa pour s'élever en une multitude de lacets jusqu'aux granges de Giarons (b.74, 73), et continuer (Sud-Est) jusqu'à une large baisse (1 950 m - b.76); descendre à la balise 121 et prendre (Sud-Ouest) un sentier qui contourne en descente le long épaulement des Cluots, puis file vers l'Est et passe à deux abreuvoirs avant de se retrécir.

Dans un premier gros ravin, un éboulement contraint à perdre 30 m pour éviter l'obstacle.

Après un second ravin, le sentier s'infléchit toujours vers le Sud-Est en descendant très légèrement en écharpe sous des roches ruiniformes étonnantes.

On atteint facilement les granges du Serre (1 450 m - b.120, 119).

Au retour, le sentier est de niveau au début, car il longe une ancienne adduction d'eau à travers des strates rocheuses.

Un passage délicat, mais très bref, franchit un petit ravin, puis ce véritable sentier de chèvres (au sens propre) atteint le vaste replat herbeux du Challas.

Bien suivre le jalonnage pour parvenir aux Traverses, hameau de granges ruinées.

Après les granges, par un ancien chemin muletier assez large, descendre jusqu'à la passerelle de l'Ablé (1 251 m - b.71).

Remonter 1 km sur la route du Cians vers le point de départ matinal.

Mont-Mounier Au départ de Valberg, parking du col de l'Espaul (1748 m)

"Haut Cians" TOP 25 n° 3640 OT 1:25.000e

Caractéristiques
Valberg
82 km de la côte.
Alt. au dép. 1748 m
Montée +1100 m
Descente -1100 m
Durée 06h00AR
Difficultée Alpine
Période conseillée
Juillet à Octobre.

Ceinturé de hautes barres de calcaire tithonique, au faciès typique et reconnaissable, le mont Mounier impose sa présence massive en maître incontesté de ce relief majestueux. En 1873, débarque sur ses flancs une équipe de chercheurs prenant des notes sur l'opportunité de l'installation d'un petit observatoire qui vit finalement le jour en 1893 grâce à M. Bischoffsheim et dont quelques ruines subsistent encore sur le Petit Mounier. Plus haut massif calcaire des Alpes-Maritimes, le Mounier constitue sûrement l'un des meilleurs belvédères de toutes les Alpes du Sud. C'est aussi le paradis du botaniste avec une flore exceptionnelle qu'on se contentera bien sûr d'admirer sans la cueillir ! Jadis appelé "mons niger", sans doute en raison de la couleur noirâtre de la roche (comme sa voisine la cime nègre), le Mounier, sommet aujourd'hui dénudé et aride, était autrefois boisé comme en attestent d'anciens écrits faisant référence à de nombreuses souches d'arbre parsemant ses flancs.

Itinéraire:
Du parking du col de l'Espaul (1 748 m - b.7), suivre la piste de la Colle sur 1 km jusqu'à la balise 8.

Gagner en écharpe la balise 44 et s'élever alors par un petit sentier dans la barre des Passes du Cloutet, franchir cette barre et par un bon chemin dans les éboulis, atteindre la crête désertique du Démant où l'on trouve le GR5 balisé blanc et rouge (b.47).

Prendre ensuite la direction Nord-Ouest pour passer à la baisse du Démant (2 438 m) en suivant le tracé du GR5.

Passer sous la stèle Vallette (2 585 m) et quitter peu après le GR5 (b.48) pour remonter à droite la crête caillouteuse qui mène au plateau du Petit Mounier (2 727 m).

Dépasser les ruines de l'observatoire, puis en restant toujours sur la crête qui s'effile de plus en plus, descendre sur la baisse (2 689 m) qui précède le beau final aérien culminant à la cime du Mounier (2 817 m).

Ajoutons pour résumer l'ascension, une citation du Chevalier Victor de Cessole : "je crois qu'il est bien difficile de trouver autre part les moyens d'opérer dans la même journée un déplacement aussi aisé au point de vue de la marche et aussi important au point de vue de l'altitude".

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