La valeur de la terre

Robert Spinller-Toche

C’est un des rares Daluisiens à descendre encore aujourd’hui vers sa campagne la bêche sur l’épaule. Du haut de ses 78 ans, Robert Spinller- Toche, éleveur de bovins, est une des figures de Daluis. Il se souvient que la vie était dure et la terre pauvre avec beaucoup de cailloux, d’où le surnom de ses habitants. A côté de l’activité agropastorale, la vigne était pourtant abondante sur la commune. En effet 60 hectares de culture, plantées au Vignaret, sur les coteaux de la Salette ou avant les Gorges de Daluis, à la sortie du village, bénéficiaient du microclimat local. Mais les conditions de travail souffraient d’un accès difficile des terrains. Ainsi à Daluis les récoltes restaient essentiellement familiales et c o n v i v i a l e s A u j o u r d ’ h u i encore, ce conseiller municipal a gardé un terrain situé à proximité de la route et continue à s’occuper de 2000 pieds de vignes, certains centenaires. Il produit toujours ce petit vin rouge naturel qui «à force d’en boire, fait tout de même chanter ».


Les derniers moutons de Bantes

Gérard Ginésy a toujours vécu à Bantes, le hameau familial. Il est le dernier éleveur sur la commune en activité. L’été il s’occupe de ramasser le foin pour nourrir son troupeau de moutons. 135 brebis mères, paissent à Bantes pendant les mois de printemps, d’automne et hiver et partent en estive en montagne pendant l’été.