La valeur des traditions

Lous agnocous des Tartavels

Les Péoniens étaient surnommés les « Tartavels » par les habitants des communes voisines pour rendre hommage à leur sens de l’hospitalité. Ce sont des gens qui aiment et savent faire la fête. Et ce trait de caractère est illustré chaque année à l’occasion de la fête patronale. A travers ce rendez-vous, c’est la tradition culinaire des "agnocous" se perpétue. Repas de fête préparé chaque année lors de la St Vincent célébrée le dernier week-end d'août, cette recette sans pomme de terre constituait le plat quotidien des anciens, explique Ernest Lucarini. « Les anciens ne se nourrissaient presque que de cette spécialité à base de farine et à ne pas confondre avec Lous Gnocs. Ce plat d’été, préparé le midi par la maîtresse de maison ,permettait d’être vite de retour aux champs. Le soir, s’il restait des agnocous de midi, on les faisait rôtir à la poêle jusqu’à ce qu’ils soient dorés pour les manger bien croustillants. 
Lou pastou est préparée dans lou gavéoun mais pour obtenir des agnoucous dignes d’un péonien, la maîtrise du patois ne suffit pas, il faut une certaine expérience pour répercuter le geste ancestral ». Enfant du pays réfugié à Péone alors qu’il était prisonnier des Allemands en 1941, Ernest Lucarini a hérité du savoir-faire de sa grandmère, Scolastique Bellieud. En 1943, il reprend le Bar Table d’Hôtes du village puis l’Hôtel du Col de Crous situé sur la rive gauche du Tuébi. S’en suivront 52 ans de commerce à une époque où Péone comptait trois épiciers et un boulanger pâtissier. Pour l’anecdote, Ernest raconte avoir reçu dans son établissement le neveu de Churchill en vacances.


Victor de Cessole

« Le personnage le plus marquant au regard de l’Histoire de la commune est sans doute le Chevalier Victor de Cessole. Ce grand découvreur des sommets des Alpes-Maritimes au début du XXè siècle parvint en effet, après de ombreuses tentatives à conquérir, le 16 août 1905, la Grande Aiguille de Pelens.
Les Aiguilles de Pelens dont, disait-il, « le hardi profil est visible de la plupart des bourgades de la Haute vallée du Var » sont en quelque sorte l’emblème de ce que l’on appelle également le Val d’Entraunes.
Lors de la célébration du centenaire de cet exploit, la commune de St Martin d'Entraunes a décidé de donner son nom à l’une de plus jolies rues du village.