La valeur de la quiétude
 Les doyens vous saluent
Lorsqu'on demande à Louis Lombart, 83 ans et à Yvonne-Anaïs Chaix, 81 ans pourquoi, ils ont choisit de faire leur vie à Beuil, la réponse est une évidence « parce que j'y suis née ! » clame simplement la vieille dame. Ils sont les représentants des doyens du village, les relais d'une tradition et d'un mode de vie. Ils témoignent de ce caractère beuillois décrit plus haut. Travailleurs, ils ont tous les deux fait le choix de rester oeuvrer dans les campagnes, avec les vaches prenant souvent la suite de leurs parents.Aujourd'hui, de cette vie de labeur, Louis et Yvonne-Anaïs n'ont aucun regret « on s'amusait peu, mais bien » déclare cette dernière se remémorant les kilomètres arpentés pour aller danser à Roubion. « Après la guerre, les jeunes ont été embauchés dans les chemins de fer ou dans la police, moi j'ai fait le choix de rester à la campagne et j'ai bien fait car ils sont tous morts aujourd'hui », conclut Louis qui cultivait les lentilles traditionnelles il n'y a pas si longtemps encore.
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 Louise Clary, Péonienne et Valbergane
Louise Clary est née en 1917 à Péone au quartier les Amignons. Après un bref séjour à Nice elle revient au pays pour épouser Désiré Clary en 1935. Ils s'installent au lieu dit Col du Quartier tout juste baptisé Valberg et tiennent le Bar des amis durant quatorze ans « Je servais une cuisine traditionnelle, les recettes de ma mère. Au milieu des clients, Louise ne s'ennuie pas entre la préparation des raviolis et des gnocchis, et la construction de la maison familiale. « En 1936, nous avons bâti les premières fondations des « Anémones » à la pioche et à la pelle » se souvient cette ancienne, nostalgique d'un esprit de famille un peu disparu.
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